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Stratégie «Prêt REER long terme» : À éviter

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Homme enchaîné à son hypothèque après avoir emprunter pour cotiser à son REER


La stratégie du prêt REER à long terme, qu’elle soit faite par de petits prélèvements mensuels sur une marge de crédit ou par un gros montant obtenu lors d’un refinancement hypothécaire, consiste essentiellement à s’endetter aujourd’hui pour cotiser dans un compte dont l’argent restera bloqué jusqu’à la retraite. Autrement dit, on crée une dette bien réelle, ici et maintenant, qu’on devra rembourser avec son propre revenu de travail, alors que l’actif qu’on achète (le REER) ne peut pas servir à rembourser cette dette sans conséquences fiscales majeures. On ajoute donc un paiement de plus au budget, moins de flexibilité, plus de pression financière et aucun mécanisme naturel de sortie. Certe, l'emprunt REER est mieux qu'un emprunt pour la consommation mais c’est aussi une stratégie qui augmente l’endettement sans augmenter la liberté — et qui enferme l’emprunteur dans une obligation à long terme pour un avantage lointain.


Niveau : Stratégie d'investissement

Score de la stratégie : ⭐⭐☆☆☆ (2/5)


Une stratégie qui semble brillante… jusqu’à ce qu’on comprenne le piège


À la saison REER, on voit entend parfois le conseil : « Emprunte pour maximiser ton REER, tu vas sauver de l’impôt ! »


Et beaucoup de Québécois se font convaincre…sans comprendre qu’ils s’apprêtent à s’attacher les mains et les pieds pour des années.


Dans la majorité des cas, contracter une dette pour investir dans un compte verrouillé jusqu’à la retraite crée exactement ce qu’on veut éviter :

➡️ une perte de liberté,

➡️ une dépendance accrue au salaire,

➡️ un stress financier inutile.


Et pour moi, ça va à l’encontre de ce qu’un plan financier sain devrait construire.


Je suis Frédérik, courtier hypothécaire et défenseur de la vraie liberté financière


Dans ma propre démarche — et dans mon Plan en 5 étapes — la liberté financière passe par :

  • se libérer de l’endettement ;

  • n’utiliser l’effet de levier que lorsqu’il nous rend plus libres, jamais l’inverse ;

  • privilégier les stratégies flexibles et contrôlables.


Et c’est justement là que le bât blesse avec les prêts REER long terme.


Une nuance importante sur la stratégie du « grand coup » (Bigger Bang)


Je ne parle PAS ici de la stratégie du grand coup — celle où :

  1. tu prends un prêt REER temporaire,

  2. tu cotises ton REER,

  3. tu attends ton retour d’impôt,

  4. puis tu rembourses le prêt au complet immédiatement.


👉 Cette stratégie est valide, parce qu’elle n’augmente pas ton endettement sur le long terme.

👉 Elle te permet d’avancer une cotisation que tu aurais faite de toute façon.

👉 Elle peut être utile dans des cas précis : taux d’imposition élevé, espace REER important, capacité de remboursement rapide.


Cela dit — elle est moins payante qu’on le croit.

On l’idéalise, mais l’impact réel est souvent modeste… et dépend entièrement de ta discipline à rembourser à 100 % dès la réception du retour d’impôt.


Ce n’est pas elle que je critique ici.


Ce que je dénonce, c’est la stratégie où l’on emprunte à long terme pour cotiser au REER, en se reportant ensuite sur son salaire pour rembourser la dette pendant plusieurs années.


Le plan : pourquoi emprunter pour investir dans un REER (à long terme) n’a aucune logique financière


A. Le REER n’offre aucun mécanisme de remboursement naturel


Quand j’utilise la dette pour investir dans :

  • un immeuble à revenus : les loyers paient la dette ;

  • une entreprise : les profits paient la dette ;

  • la manœuvre Smith : les placements non enregistrés peuvent être vendus pour rembourser rapidement.


Mais dans un REER ?Ton argent est enfermé jusqu’à la retraite.

Tu ne peux pas sortir l’argent pour rembourser ton prêt sans créer :

  • un impôt majeur,

  • une obligation de rachat (régime d’accession à la propriété / RAP),

  • ou une perte de droits de cotisation.


Résultat :

➡️ tu n’as aucun actif liquide pour rembourser la dette.

➡️ Tu deviens dépendant uniquement de ton revenu de travail.


B. Tu empruntes aujourd’hui… pour de l’argent que tu utiliseras dans 20 à 40 ans


C’est l’inverse du gros bon sens financier.

On ne prend pas une dette maintenant pour un avantage aussi lointain, surtout sans mécanisme de sortie.


C. La dette REER réduit ta liberté au lieu de l’augmenter


Tu te retrouves avec :

  • une mensualité de plus,

  • moins de marge de manœuvre,

  • une pression sur le cashflow,

  • et plus d’obligations liées à ton employeur.


On travaille alors non pas pour avancer, mais pour rembourser.


On cotise à son REER avec son revenu… pas avec une dette


Si tu veux contribuer à ton REER :

👉 fais-le à même ton propre revenu ;

👉 ajuste ton budget avant d’utiliser les leviers ;

👉 utilise le REER pour ce qu’il est : un outil de retraite, pas un outil d’endettement.


Et si un conseiller financier te pousse vers un prêt REER à long terme et que tu n’es pas convaincu :

➡️ écoute ce malaise,

➡️ et sauve-toi en courant.


L’erreur peut coûter des années de liberté financière


La dette attachée au REER est n'est pas intéressante pour l'investissement :

  • longue,

  • rigide,

  • irréversible,

  • non garantie par un actif liquide.


Tu te retrouves à travailler pour payer une obligation dont tu ne peux pas te débarrasser rapidement.

C’est l’inverse de la liberté.


Un REER composé proprement, une hypothèque saine et un futur libre


Imagine :

  • aucune dette liée à tes cotisations ;

  • une épargne faite avec ton vrai cashflow ;

  • un budget qui te laisse respirer ;

  • une stratégie d’investissement alignée sur ta liberté ;

  • un chemin clair vers l’indépendance financière.


C’est exactement ce que je veux aider les Québécois à construire :

un avenir où l’argent travaille pour toi… pas l’inverse.

Mes coordonnées

39C rue des Carrières

Chambly, QC

(514) 243-8994

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